La fin justifie les moyens

par un contributeur
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Avant de commencer mon récit, j’ai fait quelques recherches. En effet, je voulais retrouver une citation de Bob Marley comparant son plaisir de fumer aux voyages. Cela devrait donner quelque chose comme : « Je fume car je n’ai pas assez d’argent pour voyager. Fumer me permet alors d’explorer mon imaginaire ». N’ayant jamais retrouvé cette citation et ne sachant ni quand ni où je l’ai découverte, je vous propose de ne pas vous y fier. J’ai écrit ici cette citation comme je l’imaginais et il est fort probable, d’une part, qu’elle ne soit pas de Bob Marley et d’autre part, qu’elle n’existe pas du tout. C’est une hypothèse. 

Vous devez vous demander : “mais pourquoi parler d’une vraie fausse citation inexacte qui n’est probablement pas de Bob Marley ?” Ne voyageant pas, je dois créer ma propre aventure et à travers cette fameuse citation, on comprend que Bob Marley voyage grâce aux effets du cannabis.

Moi, je voyage grâce à la musique. C’est un voyage philosophique et peut-être un peu spirituel aussi… 

Maintenant que mon introduction est faite, laissez-moi vous présenter ma dernière production musicale. Dans le jargon des Disques Jockeys, on parle d’une “sortie”. Cette phrase peut paraître très prétentieuse mais elle ne représente finalement pas grand chose dans ce récit.

 

Comme un lundi 

Ce lundi 20 janvier 2020 marque la finalité d’un projet commencé il y a un an : Carla. En effet,  Carla  a vu le jour début 2019, inspiré de Boasty, une oeuvre populaire de Wiley avec Sean Paul, Idris Elba et Stefflon Don. Un son reggaeton summer 2019 avec une piscine à débordement et du monde au balcon. Avec le recul, je constate que mon inspiration a un dérivé car Carla est aujourd’hui une oeuvre de House Music, bien loin du “coupé – décalé”. C’est signé chez Unusual Records, un label Lyonnais, avec sept autres versions de sept compositeurs différents.

 “Carla” n’est pas seulement un nom donné à une musique, c’est une longue réflexion sur la signification de l’oeuvre. Carla Moreau ? Carla Bruni ? Pourquoi Clara ?  Et bien c’est un joli prénom, teinté de plusieurs nuances et sonorités. C’est un mélange de douceur à l’écoute comme à la lecture. Carla est une ode à la sensualité. C’est d’ailleurs ce que j’ai voulu représenter. De beaux accords progressifs repris sur plusieurs sonorités différentes. Un rythme ni trop lent, ni trop rapide, à 120 BPM (battements par minute). Il était important de commencer par un accord dans l’introduction. Il fallait bien qu’il y en ai un ou deux. Cet accord est la base de tout le morceau, il démarre seul, accompagné d’un rythme, avant de s’éteindre au bout d’une minute trente pour laisser place à d’autres sonorités qui expriment quelque chose de plus dansant.

 

The Kln est dans le club

On peut imaginer que cette minute trente représente une personne prête à entrer dans un lieu chaleureux. A la suite, il y verrait une foule, heureuse, libre et parmi cette foule se dégagerait une certaine légèreté collective teintée d’un brin d’excitation. En effet, cet individu n’est pas ici par hasard, il recherche quelque chose ou quelqu’un. Son bonheur est dans cette pièce et il le sait. Alors il cherche, danse sur ce qu’il ressent et non ce qu’il entend. Les basses et le rythme incessants de cette musique, pourtant très calme, l’empêchent de s’arrêter. Il n’y a pas fait attention mais il croit entendre une voix. 

Cette voix, notre personnage ne sait pas depuis combien de temps il l’entend mais il en est sûr, cette voix lui parle. Seulement il n’arrive pas à comprendre ce qu’elle lui dit. L’énergie positive de la foule autour de lui l’empêche de réellement capter le son de la voix jusqu’à ce que, vers quatre minutes quarante, les harmonies des différentes sonorités s’amplifient et deviennent de plus en plus grandes, de plus en plus puissantes. Il le sait, c’est le moment. Une minute plus tard, la tension arrive à son apogée quand le rythme est relancé. A cet instant, il aperçoit parmi les spectres rouges et bleus des lumières de la piste une ombre, une ombre fine, délicate. Cette ombre danse au ralenti sur la musique. Son coeur s’accélère, prêt à exploser, il retient son souffle. « La voix que j’ai entendu pourrait-elle venir de cette silhouette ? ». Alors il s’élance et fend la foule qui danse sans répit. Il lui reste très peu de temps pour l’atteindre, la musique est bientôt terminée et il faut en profiter tant que son esprit est envouté par l’ensemble de l’environnement qui l’entoure. Plus il se rapproche et plus les battements de son coeur s’accélèrent. La tension est insoutenable. Que va-t-il découvrir ? Ou plutôt qui va-t-il découvrir ?

 

 

Volontairement, je ne raconterai pas la fin de cette histoire, et cela pour deux raisons :

Premièrement, il vous faudra écouter la musique pour imaginer la fin. Vous savez, pour un artiste comme moi, encore trop peu connu, il est difficile de se faire un public. Ce texte non terminé me permettra donc – ma logique est imparable – d’avoir des streams voir des likes en plus. Je vous en remercie d’avance. 

Deuxièmement, parce que je préfère vous voir imaginer un million de fins différentes à cette histoire, car aucune ne sera semblable à l’autre. C’est plutôt intéressant comme concept, non ?

 

Au fait, Bob Marley disait – et pour le coup cette citation est vraie – « La musique peut rendre les hommes libres ».

 

Philippe Klein 

Et pour en découvrir plus sur l’artiste : 

  • son Instagram     
  • Son Spotify :  Carla (Original Mix)                          

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1 commentaire

Zeggaoui 3 juillet 2020 - 13 h 47 min

Une bonne méditation qui demande l’attention du lecteur

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